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Pénibilité et TMS : un même enjeu pour la prévention au travail
Sommaire
La pénibilité au travail reste souvent associée aux métiers physiques. Pourtant, les troubles musculo-squelettiques (TMS) touchent aujourd’hui l’ensemble des secteurs : industrie, entretien, logistique… mais aussi bureautique et fonctions administratives. Le risque est partout où le corps est sollicité de manière répétée, contraignante ou mal adaptée.
Pénibilité : un cadre réglementaire structuré
Le Code du travail définit dix facteurs de pénibilité (art. D.4161-1). Ils se regroupent en trois familles bien connues en prévention :
1. Contraintes physiques marquées
- Manutention de charges
- Postures pénibles
- Vibrations mécaniques
2. Environnement agressif
- Agents chimiques dangereux
- Températures extrêmes
- Bruit
- Pression en milieu hyperbare
3. Rythmes de travail
- Travail de nuit
- Travail en équipes alternantes
- Travail répétitif
Ces facteurs ne sont pas seulement réglementaires. Ils rejoignent directement les causes principales des TMS.
TMS : lorsque les exigences dépassent les capacités
Les troubles musculo-squelettiques apparaissent quand un déséquilibre s’installe entre ce que le travail demande et ce que le salarié peut supporter durablement. Plusieurs éléments entrent en jeu :
- Gestes répétitifs et postures contraignantes
- Efforts physiques mal répartis (port, poussée, traction)
- Manque de récupération
- Organisation du poste : hauteur, accès, enchaînement des gestes
- Environnement : éclairage, bruit, température
- Pression psychique et contraintes temporelles, souvent minimisées mais bien réelles
Un TMS n’est donc jamais “un simple mal de dos”. C’est le résultat d’une accumulation de sollicitations physiques, organisationnelles et psychiques.
Pourquoi l’employeur doit agir ?
La prévention du risque TMS commence par l’analyse des expositions. L’enjeu est double : comprendre les contraintes et associer les salariés. Une démarche participative rend les solutions plus justes… et plus durables.
Parmi les actions efficaces, on retrouve :
- Ajuster la hauteur d’un plan de travail
- Réorganiser une séquence de manutention
- Former aux gestes et postures
- Adapter ou remplacer des outils trop exigeants
- Faciliter les micro-pauses pour réduire les tensions
Une prévention réussie ne sépare plus pénibilité et TMS. Elle les traite ensemble, dans une logique d’amélioration continue.
Aller plus loin : analyser, corriger, accompagner
Une stratégie cohérente de prévention améliore la santé, la performance et la qualité de vie au travail. Pour structurer cette démarche, l’accompagnement d’un expert en gestion des risques peut être déterminant.
Pour structurer une démarche TMS cohérente, un diagnostic rapide peut aider à cibler les priorités. Découvrez l’Audit Flash une intervention courte et ciblée proposée par BAPE.
Pour approfondir la culture de prévention au-delà des TMS, découvrez comment une gestion des risques bien pensée peut renforcer la confiance au travail et structurer une démarche durable : https://www.bape.fr/gestion-des-risques-renforcer-la-confiance/
➡️ Ressources externes utiles :
- INRS – Prévention des TMS (ce qu’il faut retenir) : https://www.inrs.fr/risques/tms-troubles-musculosquelettiques/ce-qu-il-faut-retenir.html
- INRS – Pénibilité au travail (ce qu’il faut retenir) : https://www.inrs.fr/demarche/penibilite/ce-qu-il-faut-retenir.html